Tout-petits : tout savoir sur leur sommeil

Tout-petits tout savoir sur leur sommeil

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La question sur toutes les bouches dès qu’un jeune parent présente son nouveau-né : comment se passent ses nuits ? Sont-elles complètes ? Difficiles ?
Puis viendront les repères, les habitudes, pour faciliter son endormissement.
Enfin, d’autres questions peuvent également vous venir à l’esprit concernant votre tout petit : est-il insomniaque ? Comment le vérifier ?
Nous allons aborder tout cela ensemble.

Un cheminement en douceur

Dès sa naissance, votre bébé commence sans attendre les premiers apprentissages de la vie. Le sommeil en fait partie. Un nouveau-né peut dormir jusqu’à 20 heures par jour, un vrai petit chat ! Même si tous les enfants ne fonctionnement pas de la même façon, cette donnée est une moyenne reconnue par l’ensemble des professionnels de santé chez l’enfant. Ces heures de repos sont entièrement consacrées à la construction cérébrale du tout petit. Un bébé ne fait aucune différence entre le jour, la nuit, il ne vit qu’au rythme du développement de son petit corps. Dès l’âge de trois mois, ces phases de sommeil vont s’écourter de 2 à 4 heures et votre bébé pourra rester éveillé plus longtemps, jusqu’à 3 heures de suite. Il sera apte à dormir des nuits complètes à partir de l’âge de six mois. Cependant et une fois encore, chaque enfant étant différent, il est bon de noter que l’enfant ne pourra effectuer des nuits complètes qu’à partir de l’âge de deux ans.

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Dans l’imaginaire collectif, l’enfant se réveille la nuit pour réclamer à manger. Ce n’est pas forcément vrai. Les nouveau-nés ont un sommeil structuré en trois cycles : l’endormissement, le sommeil agité et le sommeil calme. Le nourrisson, lui, dispose d’un sommeil construit autour de quatre cycles : l’endormissement, le sommeil paradoxal, le sommeil lent et le sommeil lent-profond. Il peut arriver, pour diverses raisons, que ce dernier se réveille entre deux cycles. Ce réveil soudain met l’enfant en situation de fragilité qui le rend à fleur de peau. Il est impossible pour un bébé de se rendormir dans un tel état de stress. Et la nourriture n’est pas le remède attendu, c’est même contre-indiqué dans certains cas de figure. En réalité il vous faudra simplement résister à l’envie d’intervenir. Tâchez de vous assurer que tout va bien sans qu’il ne vous aperçoive. Se précipiter vers le lit de votre enfant dès qu’il pleure aura pour effet de le conditionner. Il attendra systématiquement votre présence près de lui pour accepter de se rendormir.

Comment favoriser l’endormissement ?

Aucun enfant n’aura les mêmes rituels, ce qui n’est pas très commode pour les nounous qui prennent soins de plusieurs tout-petits à la fois. Pourtant, ces coutumes quotidiennes sont d’une importance capitale pour que le couchage se déroule sans encombre. Ils permettent à l’enfant de se construire une identité, une temporalité et de fait un sentiment de sécurité. Je parle ici de temporalité car le tout petit, par le prisme de ces rituels effectués dans le même ordre, prend peu à peu conscience des différentes phases dans son quotidien entre le jeu et le repos. Il est donc important de ne pas voir ces gestes répétés comme des caprices. Chambouler leur déroulement sur votre initiative n’aura qu’un impact négatif sur l’enfant. Bien sûr, l’heure des changements (comme le retrait de la tétine par exemple) peut être initié par vos soins, mais sans brusquerie.

L’insomnie existe-t-elle chez les tout-petits ?

Pour bon nombre d’entre nous, les insomniaques sont des individus stressés, angoissés ou en proie à des tracas d’une quelconque nature. Or, même les nourrissons peuvent être affectés par une phase insomniaque, aussi étonnant que celui puisse paraître. Tout d’abord, on peut évoquer les troubles physiques pouvant se dérouler la nuit, comme les reflux gastro-œsophagiens, l’asthme, une infection ORL... Ces causes sont majoritaires face aux troubles émotionnels. Il ne faut pas non plus ignorer les pathologies du développement, telles que l’autisme. Les signes d’insomnie doivent vous alerter afin de vous rapprocher sans attendre du pédiatre de votre bébé.
Mais quels sont -ils ?
En premier lieu, il faut repérer quel type d’insomnie touche le tout petit. Si elle est un trouble de l’initiation du sommeil (difficultés à l’endormissement, opposition au coucher, pleurs...) ou bien un trouble du maintien du sommeil (éveils nocturnes prolongés ou répétés).
Il n’est pas très compliqué de déceler une phase insomniaque chez votre enfant. Même sans maîtriser le langage verbal, il saura vous faire comprendre que quelque chose ne va pas : il manquera d’énergie, sera excessivement grognon, vous semblera épuisé, incapable de se concentrer. Son pédiatre saura également vous alerter très vite en repérant des anomalies sur sa courbe de croissance, puisque le sommeil est l’outil principal du développement de l’enfant.

Le sommeil d’un enfant est son bien le plus précieux, il est de votre devoir d’en prendre soin. N’oubliez jamais que votre comportement envers lui aura une influence directe sur son sommeil, et par ricochet son équilibre et son bien-être. Un enfant serein, équilibré et heureux au quotidien jouira d’un sommeil de grande qualité, et donc d’armes puissantes pour garantir sa croissance et son développement. Comme le petit Eugène, par exemple, qui illustre cet article avec ce sourire qui illumine son visage endormi. Regardez-le, il n’y a rien de plus beau et de plus serein qu’un enfant tellement heureux qu’il en sourit durant son sommeil.


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