Naissance : comment préparer son enfant à devenir l’aîné ?

Naissance comment préparer son enfant à devenir l’aîné ?

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Votre adorable famille à trois va s’agrandir ! Vous venez d’apprendre qu’un bébé va pointer le bout de son petit nez parmi vous. Bien entendu, je vous adresse tout d’abord toutes mes félicitations et vous souhaite un merveilleux moment de bonheur le jour de la rencontre.
Mais si vous êtes en train de préparer activement cette arrivée en couple, il ne faut pas oublier que vous n’êtes plus deux dans l’équation et qu’il y a une petite personne qui s’apprête à endosser le plus grand rôle de sa vie : votre premier enfant. Ce tout petit qui devient subitement « votre grand » et qui se voit attribuer le titre très sérieux d’aîné.
Comment lui annoncer ? Comment le préparer ? Comment le faire participer à la construction de votre famille ?

L’annonce et ce qui en découle

Concernant la façon de lui annoncer la nouvelle, à vous de faire preuve de créativité, par le biais d’un livre, de dessins, d’un jeu... Mais que vous organisiez votre vie pour donner naissance à un second enfant tout de suite après le premier ou que vous attendiez quelques mois, si ce n’est années, ne change rien au fait que dans tous les cas, si vous, vous êtes préparés dans votre couple, dans votre vie de femme et votre vie d’homme, votre premier enfant, lui, va subir cette nouvelle de plein fouet.
Si bien souvent les enfants ont à cœur de réclamer une petite sœur ou un petit frère à leurs parents, qu’en théorie cela leur semble idyllique, comme l’annonce d’une chouette aventure, petit à petit un sentiment de jalousie va naître en eux. Un sentiment d’abandon et de solitude lorsque vous serez trop affairés à gérer la logistique, les éventuels aléas avec la santé de la maman, les absences répétées pour aller passer des examens ou encore à faire les boutiques afin d’acheter tout un tas de jolies choses neuves pour un autre enfant...
C’est normal.
Ce ressentiment commencera à s’exprimer au travers de colères, aussi inexpliquées qu’imprévisibles. Des accès de bouderie, l’expression d’un mal-être ou de chagrin.
Ne le réprimandez pas. On ne gronde pas un enfant qui exprime une émotion, peu importe la forme que cela prend. Ecoutez-le. Laissez-le s’exprimer. Et apportez-lui des réponses utiles et positives.

L’apprentissage de l’amour

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Préparez-vous à entendre des choses peu agréables telles que : « Je ne veux pas d’une petite sœur », « Je ne l’aime pas » « Il est moche » « Je veux qu’on la ramène à l’hôpital », peut-être même un déni total... Mais ne le grondez pas. Ne le punissez-pas. Les enfants réagissent avec leurs propres codes, respectez cette sensibilité avec un dialogue en toute bienveillance.
ATTENTION : cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas faire preuve de fermeté.
La fermeté n’est pas incompatible avec la bienveillance et la délicatesse. Il m’a été dit un jour que l’amour ne se divise pas, il se multiplie. Il s’étend. Se répand. Servez-vous de cette base pour aider votre enfant à comprendre que vous ne le remplacez pas. Que même s’il prend le statut d’aîné, il restera toujours votre premier bébé. Sur les conseils de la psychologue Caroline Khanafer : « Dessinez un cœur et remplissez-le de tous les noms de gens que vous aimez. Puis, dites-lui « Zut, il n’y a plus de place ! Que fait-on ? On supprime ton nom ? Non, regarde on peut agrandir le cœur. ». Proposez-lui de toucher votre ventre quand le bébé bouge. Invitez-le à faire des activités comme raconter histoire ensemble au bébé dans votre ventre tout en étant dans vos bras. Pourquoi ne pas lui relater des souvenirs du moment où vous l’attendiez, lui ? De votre joie lors de votre première rencontre ?
Mais n’oubliez pas qu’il reste votre tout petit. Ne négligez pas les moments de tendresse, les câlins, les bisous, les activités pour lui et dans son intérêt à lui.

Que chacun reste en bonne place

Une fois que votre enfant aura assimilé cette nouvelle, que vous serez parvenus à le rassurer et lui faire comprendre que tout ira bien, il va vous falloir trouver un certain équilibre et laisser votre jeune enfant à sa place de jeune enfant. Si plus haut je vous donne quelques pistes à suivre concernant des activités à mener pour l’impliquer dans votre grossesse, veillez à lui épargner certaines choses trop complexes telles que les échographies ou vos examens médicaux. De par les souvenirs que vous lui raconterez et qui concernent sa propre venue au monde, développez en parallèle une explication simple de ce qu’est un bébé, ses besoins et les étapes qui constitueront sa croissance. Qu’avec du temps, il grandira, tout comme lui, et deviendra un véritable partenaire de jeu.

Vous devez garder le cap avec des propos rassurants, dans une optique de complémentarité. Écartez toute idée négative et que personne ne remplacera personne, mais qu’il faut avancer tous ensemble, côte à côte, en famille.

Dans le cadre de votre grossesse, je vous encourage à parcourir nos différents articles, rédigés par des professionnelles, si vous souhaitez approfondir davantage votre préparation à la venue de ce bébé :


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